tu as ma parole

Je sais que tu sais où je suis. Je viens je sais je sonde ce qui en moi abonde, mon coeur s’ouvre et s’énonce, ma volonté se plie et je prie. Et je prie. Et je m’élance et je m’avance et je me dis. Et je me dis : je me dis c’est ta parole, cette parole que voici, la voici. La voici. la voici celle  que je veux toucher que je veux manger celle que je veux comprendre, que je veux étendre vers ce qui est au-devant de moi, vers mon futur mon lendemain mon infini. Cet in-fini qui veille au plus profond de mon en-dedans, là où git en germe et le jour et l’élan et l’allure et le temps. Et le temps ! Et le temps de ton souffle dans mes voilures. Sois ma nourriture, mon sol, mon liant, mon armature. De ta parole la merveille, l’adage et l’abandon, de tes mots de tous tes mots le voyage et le don. Toi tu dis tu moi je dis toi, tu me le dis et me voici. De toi la vie et le goût de l’immense et fertile silence. C’est en ton nom que je prononce. Tu es celui qui. Voilà. Je l’ai dit. Tu as ma parole.

Extrait de la BO du projet #10Paroles (édition juin 2015).

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tout ce qui restera (16mm Edit)

dis-moi si ce qui restera serait / ce qui s’est fait et puis défait / ce que j’ai tenté ce que j’ai osé ce que j’ai rêvé / à marée basse un déjeuner, ou quelques pas sur la jetée / une tache qui est restée sur le miroir de mes mensonges, de mes ratés / dis-moi si ce qui restera serait / une envolée que j’ai rêvée / le fort désir de retenir ta paume contre ma nuque serrée / l’écume, la sève de nos baisers / les choix de foi que je n’ai pas eu, pas eu la force de comprendre, de poser

tout ce qui restera de nous / nous étreint puis nous échappe malgré tout / c’est celle qui restera de nous / la trace échappée hors nos corps hors nos coeurs / malgré nous

Dis-moi si ce qui restera serait / ce qu’on s’est dit ce qu’on ne s’est pas dit / les mots que j’ai pas su trouver / qui n’ont pas su se déposer sur mes lèvres / se former, s’épanouir, s’envoler / te rejoindre, t’émouvoir, te toucher / dis-moi si ce qui restera serait / ce que j’ai crié ce que j’ai tu / mes héritages mes absolus tous mes absurdes malentendus / mes maladresses, mes silences, mes défauts de tendresse, mes défaillances / Oh mes défaillances, bien sûr j’y pense /

extrait de Territoires Intimes (vol.1) – (c) SpeculoosMusic 2014

territoires intimes (vol.1)

Pour rejoindre mon jardin de silence, il m’a fallu fouler chaque saison de détresse, de doute et d’absence. Et je la vois là au-devant, la route longue qui toujours délie sa langue sèche, d’asphalte et de chaud tarmac revêche, longtemps j’attends jusqu’à temps que le ciel bas déchire la poche d’eau de son ventre gras, et que tout le gris au-dedans de lui se précipite vers le bas, vers le sol, vers ici où je suis, ici où je prie que vienne la pluie enfin, lisse et moite sur la peau des joues, goûteuse à l’aube de mes rêves et de mes jours sans, gifle de frais, fougères, sauge, piment. Et que la pluie venue éveille l’envie de la boue tiède et des pieds nus dedans, du sentier sauvage et des herbes molles, toutes mes attentes et mes larmes folles, là où marcher vers du vivant, là où marcher vers là où mon coeur tend.

*territoires intimes (vol.1) / EP 5 titres en édition digitale (sept #14)

*livret 16 pp. en tiré-à-part.

pas tout le monde

A ce qui parait tout le monde s’en fout / A ce qui parait tout le monde s’en fout de tout, de toi / A ce qui parait / On peut cracher sur les étoiles / On peut insulter les nuages / On peut mentir violer tricher / A ce qui parait tout le monde s’en fout de tout, de toi / A ce qui parait / On nous fait manger des conneries / On en bave tous d’être une barbie / La nouvelle star dans une Corvette / Ni Dieu ni maître / Tout le monde s’en fout de tout / A ce qui parait tout le monde s’en fout de tout, de toi / Mais je ne suis pas tout le monde / J’ai ton regard posé sur moi / J’ai ton désir de voir en moi / Qui je suis / En toi je suis vivant.

*le grand bouleversement CD & LP numérique + un bouquin tiré-à-part de 150 pp (récit & autres textes) :: (c) speculoos Music / Believe !

de quoi vivre

Oh dites-moi / En quoi j’aurais tort d’y mettre tout ce que j’ai encore à donner de moi / J’ai de quoi vivre avec cette espérance / de quoi vivre / D’innocence et de foi, et de foi / Quelque part d’où partent les espoirs / Et les saisons qui les séparent / J’ai vu quelque chose dans l’abîme, une histoire / Qui fait que j’ai envie d’y croire :: Oh Jésus ! / Ce que j’ai vu j’ai vu / Oh j’ai vu ! /  vu / Je t’ai vu toi / Et depuis ce jour et ce feu qui brûle en moi / Les ombres et leurs contours s’animent à chaque fois / Que j’y apporte un peu, porte un peu / Un peu d’amour / que j’y apporte un peu de moi / Quelque part d’où naissent les étoiles / Dans l’univers où elles s’installent, sans fin / J’ai trouvé l’indice qui me ramène sans long détour / A ce que j’aime. Enfin ! :: Ostrini/Smetana

*le grand bouleversement CD & LP numérique + un bouquin tiré-à-part de 150 pp (récit & autres textes) :: (c) speculoos Music / Believe !

pas assez

Il y a des mots sur nos lèvres qui sont beaux / Des mots sur les lèvres des autres qui nous font chaud / Il y a des voyages dans nos têtes bons à lisser nos pensées / Des voyages partout sur cette planète pour flasher nos cornées / C’est beau c’est beau c’est beau mais c’est pas assez / Qui mal étreint mal embrasse / Tous ces gestes flous qui nous dépassent / On mange des images sans moufeter / On est contents-ravis de nos vies bien carrées / C’est bien, c’est bien quand même mais c’est pas assez / On perd son temps au-dehors sur les chaussées / Oh mais comme on est beaux le soir bien sapés bien bottés / On sait de toi un tas de belles choses qui font du bien à haute dose / On est un peu courageux et des fois même on ose ! / Oh c’est bien c’est bien c’est bien mais c’est pas assez / On sait des mots habiles qui donnent le change / Pourquoi si vite pour n’importe quoi nos coeurs penchent ? / On aime entendre des choses douces / Du chic du tendre / Alors que tout ce que tu veux toi c’est qu’on change / Ce qu’on fait c’est pas mal c’est pas mal c’est pas mal mais c’est pas assez / Ce qu’il faut c’est toucher à toi / Voir dans tes mots le goût de toi / Toucher le pan de ton vêtement / Mouler nos coeurs dans tes bras / Ce qu’il faut c’est toucher à toi / Toucher à toi c’est beau c’est beau c’est beau / Et c’est jamais assez !

*pas assez –  LP homonyme (c) Speculoos / Believe! (2008)

En téléchargement promo hiver 2014 via QoBuz.

depuis toi je vis

Je me souviens de ciels d’été sans l’espoir de l’orage / Je me souviens des oies sauvages qui s’en vont toucher les nuages / Je me souviens que je te cherche, que je te cherche / Je te sais toi et depuis toi je vis / Je me souviens de lits défaits où se cachait la honte / Je me souviens de baisers, puis de larmes où la haine abonde / Je me souviens de chemins, de rivières sans l’espoir de la mer / Je me souviens de mon cœur nu, où étais-tu, mon Père ? / Je te sais toi et depuis toi je sais / Je sais le ventre doux de mon amie / Et le tendre gout doré sous la peau des fruits / Je te sais toi, et depuis toi je vis /

le grand bouleversement (nouvel album) CD & LP numérique + un bouquin tiré-à-part de 150 pp (récit & autres textes) :: (c) speculoos Music / Believe !